Le meurtre d'une femme politique britannique était une "attaque ciblée", selon la police
Le meurtre d'Ann Widdecombe, figure de la droite conservatrice au Royaume-Uni retrouvée morte jeudi à son domicile, était une "attaque ciblée", a déclaré mardi le chef de la police antiterroriste britannique.
Ann Widdecombe, 78 ans, était une porte-parole du parti anti-immigration Reform UK et une ancienne députée conservatrice.
Son corps portait "des blessures graves" quand il a été découvert, à Haytor, dans le Devon (sud-ouest de l'Angleterre), selon la police.
"L'enquête étant en cours, je ne peux pas donner beaucoup de détails. Il est toutefois clair qu'il s'agissait d'une attaque ciblée", a déclaré lors d'une conférence de presse le chef de la police antiterroriste, Laurence Taylor.
"Nous continuons à chercher à déterminer l'ampleur de la planification ou de la préparation éventuelle, ainsi que les motivations derrière cette attaque", a-t-il ajouté.
La police travaille sur "plusieurs pistes d'investigation", a indiqué ce responsable.
Un homme de 28 ans, un "ressortissant britannique blanc", a été interpellé samedi soir dans le nord de l'Angleterre. Il est soupçonné de meurtre et d'avoir commis, préparé ou incité à commettre des actes de terrorisme.
La police a obtenu la prolongation de sa détention, qui peut durer jusqu'à sept jours dans le cadre de la législation sur le terrorisme.
Ann Widdecombe a été députée conservatrice de 1987 à 2010 et secrétaire d'État aux prisons (1995-1997).
Fervente supportrice du Brexit, elle avait quitté les Tories en 2019 pour rejoindre le parti de Nigel Farage, sous la bannière duquel elle a été élue députée européenne, avant de devenir porte-parole du parti anti-immigration Reform UK.
Devant le Parlement lundi, la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood a souligné que son meurtre "soulevait des questions quant à la sécurité des personnalités publiques".
La politique est "une vocation pour nous mais elle ne devrait pas être dangereuse", a-t-elle déclaré.
P.Hedlund--StDgbl