Wall Street ouvre en petite hausse, les yeux rivés sur le Moyen-Orient
Wall Street évolue en hausse lundi, les investisseurs s'interrogeant sur la possibilité d'une issue à la guerre au Moyen-Orient malgré de nouvelles menaces de Washington envers Téhéran.
Vers 14H00 GMT (16H00 à Paris), l'indice Nasdaq prenait 0,58% et l'indice élargi S&P 500 glanait 0,29%, tandis que le Dow Jones était à l'équilibre (+0,00%).
"Un sentiment de confusion règne actuellement sur le marché", estime auprès de l'AFP Sam Stovall, de CFRA.
"Si l'on regarde les gros titres (...) rien ne laisse présager un accord de cessez-le-feu", poursuit l'analyste.
Le président américain Donald Trump n'a pas validé l'idée d'un cessez-le-feu de 45 jours en Iran, a annoncé lundi la Maison Blanche. Il avait auparavant donné jusqu'à mardi 20H00 (00H00 GMT mercredi) à Téhéran pour rouvrir le détroit d'Ormuz, passage crucial pour l'approvisionnement mondial en pétrole, sous peine de "vivre en enfer".
Et sur le terrain, les frappes se poursuivent de part et d'autre dans les pays du Golfe.
Pourtant, les prix du pétrole sont en baisse lundi et la place américaine évolue dans le vert.
Pour Sam Stovall, à Wall Street, il s'agit d'un "rebond technique" après "un mouvement baissier important" dû à la guerre.
Les investisseurs gardent aussi un oeil sur les discussions diplomatiques.
Oman, qui borde le détroit d'Ormuz avec l'Iran, a discuté de sa réouverture avec Téhéran, tandis que le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s'est entretenu par téléphone avec ses homologues pakistanais et égyptien, qui jouent un rôle de médiateur.
Le marché boursier risque de rester "hypersensible et volatil face au moindre nouveau développement", prévient Jay Woods, de Freedom Capital Markets.
Côté macroéconomique, les opérateurs décortiquent lundi les bons chiffres de l'emploi américain pour le mois de mars, publiés vendredi alors que la place américaine était fermée (jour du Vendredi saint).
Les Etats-Unis ont créé 178.000 emplois en mars, soit bien plus que les 59.000 attendus par les analystes.
Ce rapport "devrait apaiser certaines des inquiétudes récentes concernant le marché du travail suscitées par les mauvais résultats de février", commente Patrick O'Hare, de Briefing.com.
La semaine s'annonce chargée en termes de données, avec notamment l'indice d'inflation PCE - privilégié par la banque centrale américaine (Fed) - jeudi, puis l'indice des prix à la consommation (CPI), vendredi.
"Un indice CPI très élevé pourrait être préoccupant, car cela indiquerait que la hausse des prix du pétrole se répercute déjà sur l'économie", note Sam Stovall.
Le conflit au Moyen-Orient se traduit notamment par une envolée des prix à la pompe. Et il est parti pour augmenter les coûts de production des entreprises, décourager quelque peu la consommation et peser sur la croissance.
Côté entreprises, "l'actualité est à nouveau plutôt calme après ce long week-end, alors que la saison des résultats du premier trimestre approche à grands pas", note Patrick O'Hare.
Le géant du streaming Netflix (+1,47% à 100,11 dollars) évoluait dans le vert suite à la révision à la hausse de son titre par la banque d'investissement Goldman Sachs.
Le laboratoire Soleno Therapeutics s'envolait (+32,25% à 52,22 dollars) après l'annonce lundi de son acquisition par l'entreprise de biotechnologie californienne Neurocrine Biosciences (-2,29% à 128,59 dollars).
N.Sundberg--StDgbl