Stockholms Dagblad - Canicule: Édouard Geffray "ne regrette pas" d'avoir maintenu le brevet vendredi

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Canicule: Édouard Geffray "ne regrette pas" d'avoir maintenu le brevet vendredi

Canicule: Édouard Geffray "ne regrette pas" d'avoir maintenu le brevet vendredi

Le ministre de l'Éducation Édouard Geffray "ne regrette pas" d'avoir maintenu l'épreuve de français du brevet vendredi matin en pleine canicule, malgré des conditions jugées "objectivement difficiles" pour les plus de 850.000 collégiens concernés.

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"Tous les élèves ont passé leur examen ce matin avec quelques situations, comme des hypoglycémies, mais dans des proportions comparables aux éditions précédentes", a-t-il assuré sur BFMTV, alors que des syndicats d'enseignants ont dénoncé des malaises de collégiens.

"L'institution a été à la hauteur de l'enjeu. Les élèves (...) aussi parce qu'ils étaient tous présents", a-t-il salué.

"Ce matin, c'était objectivement difficile, mais c'était important pour eux, je crois, de faire l'examen le jour et à l'heure dite", a insisté le ministre.

Pour Tim, tout s'est plutôt bien passé. "C'était vraiment super facile", a fanfaronné l'adolescent de 14 ans, à la sortie du collège des Ormeaux, à Rennes. Beaucoup moins confiant, Chadi 15 ans, a expliqué avoir compté essentiellement sur son "talent" pour aborder l'examen. "Le premier sujet était assez difficile", selon lui.

À Rennes, où il faisait déjà 28°C à la mi-journée, l'Ille-et-Vilaine étant toujours placée en vigilance rouge canicule vendredi, les adolescents interrogés ont tous assuré que les conditions étaient "supportables" dans leurs salles d'examen. "C'était aéré et on nous a donné des verres d'eau, il y avait un courant d'air" grâce aux fenêtres ouvertes, a expliqué Chadi.

"On a eu une pause avec des chariots dans les couloirs avec des verres pour boire de l'eau et on avait nos gourdes majoritairement", a de son côté expliqué Maëlys, 15 ans.

À Marseille, devant le collège Alfred Monticelli, Christine et Daniel passent en revue les différentes questions de l'épreuve, qu'ils ont trouvée "bien plus simple" que celle du dernier brevet blanc.

Il faisait chaud dans les salles où se déroulait l'examen, "30 degrés à peu près" selon Daniel, à peine atténués par un ventilateur "qui faisait plus de chaud qu'autre chose". "C'est sûr la chaleur ça empêche un peu de se concentrer, mais à Marseille, on est habitués", souligne Lylou.

En 2019, le ministre de l'Éducation de l'époque, Jean-Michel Blanquer, avait décidé de repousser de quelques jours le brevet en raison de la canicule, mais à l'époque la moitié des épreuves se tenaient l'après-midi.

Cette année, seule l'épreuve de sciences (physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre, technologie) est organisée lundi en début d'après-midi, juste après celles d'histoire-géographie et d'enseignement moral et civique (EMC), mais les températures s'annoncent plus clémentes. Les mathématiques sont programmées mardi matin.

Dès l'an prochain, les examens, oraux comme écrits "ne se dérouleront plus que le matin", a répété vendredi Édouard Geffray.

Pour la session 2026, l'examen passe de 50 à 60% de la note finale et le contrôle continu prend désormais en compte les notes de 3e, et non plus la maîtrise d'un socle commun de connaissances et compétences sur l'ensemble du cycle 4 (5e, 4e, 3e).

Autre nouveauté, l'épreuve de mathématiques comporte désormais une partie dédiée aux automatismes, sous la forme d'une série de questions courtes à traiter sans calculatrice.

X.Haglund--StDgbl