La Bourse de Paris termine en légère hausse en contexte incertain
La Bourse de Paris a terminé la séance de lundi en légère hausse, dans un contexte marqué par la reprise des tensions au Moyen-Orient et la hausse du pétrole, menaces de la hausse des taux et doutes sur la tech.
Au total, l'indice du CAC 40 a progressé de 25,68 points (+0,31%) à 8.364,65 points. Vendredi, l'indice du CAC 40 avait gagné 0,15% (12,35 points), terminant à 8.338,97 points.
La deuxième meilleure performance du jour revient à TotalEnergies (+2,98% à 70,42 euros) qui a profité de la hausse des prix du pétrole avec la reprise de l'escalade militaire et verbale pour le contrôle du détroit d'Ormuz.
Le président américain Donald Trump a annoncé lundi le retour du blocus naval des ports iraniens. Les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé le même jour que l'intervention militaire des Etats-Unis dans cette région stratégique avait "gravement mis en péril la sécurité de l'approvisionnement" mondial en pétrole.
Dans ce contexte, le Brent de la mer du Nord, référence du brut, repassait la barre des 80 dollars (+5,33%) en fin de journée, tout comme le WTI américain repassait le seuil des 75 dollars (+5,24%).
Les doutes sur les promesses peut-être trop élevées de l'IA ont nui aux entreprises et aux fournisseurs du secteur, à l'image de STMicroelectronics (semi-conducteurs), qui a cédé 0,71% à 61,56 euros.
La tech a souffert à Séoul ce lundi, ce qui s'est traduit par le recul de l'indice Kospi (-8,95%).
Les semi-conducteurs seront dans les prochains jours au coeur de la saison des résultats, avec les groupes néerlandais ASML et taïwanais TSMC.
"Les investisseurs attendent toujours plus", souligne auprès de l'AFP Valentin Bissat, économiste et stratégiste pour la banque privée Mirabaud, au sujet du secteur de la tech et de l'IA.
"Les résultats du premier trimestre avaient été extrêmement élevés. Maintenant, il faut une confirmation au deuxième trimestre", ajoute-t-il.
Par ailleurs, les tensions au Moyen-Orient et la nouvelle flambée des prix du pétrole ravivent la menace de l'inflation, ce qui provoque une tension sur les taux d'emprunt de l'Etat français.
Son rendement sur dix ans affichait 3,88% contre 3,82% vendredi en clôture.
Mardi, les investisseurs à Paris et d'ailleurs suivront avec intérêt la publication de l'inflation aux Etats-Unis pour juin, ainsi que l'audition du nouveau président de la Fed Kevin Warsh devant le comité bancaire de la Chambre des représentants.
La Réserve fédérale américaine (Fed) risque de devoir relever ses taux d'intérêt "à court terme" si l'inflation continue d'évoluer dans la mauvaise direction, a prévenu lundi un de ses hauts responsables, le gouverneur Christopher Waller.
V.Sandberg--StDgbl