La Bourse de Paris en baisse face aux taux d'emprunt et au pétrole
La Bourse de Paris a terminé en baisse jeudi comme les autres marchés en Europe face à l'envolée des cours du pétrole et la poursuite de la hausse des taux d'intérêt.
L'indice du CAC 40 a perdu près de 42 points (-0,52%) à 8.081,43 points. Mercredi, l'indice vedette de la Bourse de Paris avait perdu 0,39%.
Vers 19H00 de Paris, le baril de Brent, référence du brut, progressait de 1,61% à 104,74 dollars le baril, sur la même tendance que le WTI américain (+1,80% à 93,82 dollars).
A peine 30 minutes plus tôt, la poussée était de près de 5% à 108,10 dollars le baril de Brent (+4,87%) et 96,69 dollars pour le WTI (+4,92%).
Les investisseurs ont perdu l'espoir d'un accord à New York entre les Etats-Unis et l'Iran, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, pour ramener la paix autour des détroits d'Ormuz et de Bab el-Mandeb.
"Sommes-nous en pleine crise obligataire ou non? La guerre avec l'Iran s'aggrave-t-elle ou la situation s'améliore-t-elle? Des volumes suffisants de pétrole passent-ils par le détroit d'Ormuz, et l'Ukraine va-t-elle continuer à viser les infrastructures de raffinage russes?", s'interroge Kathleen Brooks de la plate-forme d'investissement XTB.
Par ailleurs, les taux d'intérêt attachés aux emprunts français ont continué de s'envoler.
Les obligations françaises à dix ans affichent un rendement de près de 4,69% (contre 4,66% la veille), soit plus d'un point de pourcentage de plus que le "Bund" allemand à dix ans (près de 3,60%, contre 3,55% la veille).
"Le marché commence à s'intéresser à l'histoire française. La hausse des taux représente davantage un problème pour les pays endettés que pour les autres", résume François Rimeu, allusion à la dette publique française (117,5% du PIB).
La hausse est cependant mondiale, reflétant également la hausse des prix de l'énergie qui nourrit les risques d'inflation, et la bonne tenue de l'activité dans certains pays.
Dans le détail, TotalEnergies a sans surprise réalisé la meilleure performance de la journée (+1,80% à 81,05 euros) avec Eurofins Scientific (laboratoires d'analyse, +2,05% à 77,72 euros).
Le géant de l'automobile Stellantis a embrayé en marche arrière (-4,14% à 3,97 euros), plus fort recul avec le champion des lunettes EssilorLuxottica (-3,50% à 144,70 euros).
Ce dernier est partenaire de Meta, qui a dévoilé mercredi des lunettes connectées sans caméra, pensées comme porte d'entrée vers son intelligence artificielle (IA) Muse.
En France, le parquet de Paris a ouvert plusieurs enquêtes après avoir été saisi de plaintes concernant des femmes filmées dans la rue avec des lunettes connectées, notamment de Meta, sans leur consentement.
Z.Nyberg--StDgbl