Stockholms Dagblad - La Bourse de Paris recule après des résultats en cascade

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La Bourse de Paris recule après des résultats en cascade

La Bourse de Paris recule après des résultats en cascade

La Bourse de Paris recule vendredi, dans la foulée de la publication d'une série de résultats d'entreprises diversement accueillis par le marché, et avant la réévaluation de la note de la dette française par Moody's dans la soirée.

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Vers 10H10 (heure de Paris), le CAC 40 perdait 0,59 %, à 7.764,93 points. La veille, l'indice vedette parisien avait cédé 1,39 %.

La place parisienne doit digérer des publications de résultats trimestriels.

Le principal perdant du jour est le géant du luxe Kering, qui plongeait de 11,43 % à 188,76 euros après avoir publié des résultats du troisième trimestre plombés par la baisse de la demande pour sa marque phare Gucci en Chine.

Le motoriste Safran perdait 6,49 %, à 282,30 euros, les investisseurs étant déçus que le groupe n'ait pas relevé ses prévisions pour l'année, malgré des chiffres globalement en ligne avec les attentes des analystes au troisième trimestre.

Valeo cédait 8,39 %, à 11,79 euros, à cause d'un chiffre d'affaires pour le troisième trimestre inférieur au consensus.

Côté gagnants, le géant des cosmétiques L'Oréal grimpait de 3,81 %, à 428,90 euros, après avoir publié jeudi un chiffre d'affaires en forte hausse au troisième trimestre (+11,9 %), dopé par la demande dans toutes ses divisions et toutes les régions, dont la Chine.

Le groupe français de restauration collective et de services Sodexo (+4,43 %, à 58,90 euros) profitait d'une croissance interne de son chiffre d'affaires supérieure aux objectifs.

- Accalmie sur la dette avant Moody's -

La dette française profite d'une accalmie, après plusieurs séances de flambée des taux d'emprunt. Vers 10H10 (heure de Paris), le rendement à échéance dix ans hexagonal reculait à 5,04 %, contre 5,07 % la veille.

L'agence de notation Moody's se prononce vendredi soir sur la note de la France et de nombreux analystes jugent une dégradation inévitable.

Les investisseurs doutent de plus en plus de la signature française, avec une dette et un déficit publics parmi les plus hauts d'Europe, sur fond de débat politique tendu autour du projet de budget 2027 et d'incertitudes liées à l'élection présidentielle.

Les violences et pillages du 17 octobre ont accentué ces inquiétudes, poussant le rendement des obligations françaises à échéance dix ans au-dessus du seuil symbolique des 5 % cette semaine, pour la première fois depuis 2002.

L'écart (spread) avec le taux allemand, considéré comme une mesure de la méfiance des investisseurs envers la dette française, s'est encore creusé jeudi, à près de 1,74 point, un niveau inédit depuis 2011, en pleine crise des dettes souveraines en zone euro.

Cet écart reculait à 1,71 point vendredi.

"Les turbulences françaises ne se sont pas encore transformées en une véritable crise de la dette européenne" mais "il convient de surveiller de près les écarts de taux, alors que les contestations se propagent à d'autres pays", selon Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.

Plus généralement, les taux grimpent partout ces derniers mois, en raison de l'inflation provoquée par la hausse des prix du pétrole et de l'arrivée en masse sur le marché de la dette des géants de la tech pour financer le développement de l'intelligence artificielle (IA).

D.Fransson--StDgbl