Stockholms Dagblad - Législatives au Népal: le maire de Katmandou Shah l'emporte sur l'ex-Premier ministre Oli

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Législatives au Népal: le maire de Katmandou Shah l'emporte sur l'ex-Premier ministre Oli
Législatives au Népal: le maire de Katmandou Shah l'emporte sur l'ex-Premier ministre Oli / Photo: TAUSEEF MUSTAFA - AFP

Législatives au Népal: le maire de Katmandou Shah l'emporte sur l'ex-Premier ministre Oli

Le rappeur devenu maire de Katmandou Balendra Shah a remporté le duel qui l'opposait à l'ex-Premier ministre KP Sharma Oli dans la circonscription de Jhapa-5 lors des élections législatives de jeudi, selon le dépouillement des bulletins publié samedi par la Commission électorale.

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Avec un total de plus de 47.500 voix, selon le dernier décompte partiel officiel, M. Shah, 35 ans, ne peut plus être rejoint par M. Oli, 74 ans, crédité de seulement 12.600 voix alors que 70% des bulletin ont été comptés.

Le duel entre le chef du Parti communiste népalais Oli, renversé en septembre dernier lors du soulèvement des jeunes de la Génération Z, et le populaire maire de Katmandou "Balen" Shah, un des porte-voix de la contestation, était le plus suivi de tout le scrutin.

Représentant de la vieille garde qui s'est partagé le pouvoir au Népal depuis la fin de la guerre civile en 2006 et l'abolition de la monarchie deux ans plus tard, KP Sharma Oli, chef du Parti communiste népalais, a occupé quatre fois le poste de Premier ministre.

Selon les derniers chiffres partiels publiés samedi, le Rastriya Swatantra Party (RSP, centriste) de M. Shah était en passe de remporter une solide majorité en sièges à la Chambre des représentants, qui en compte 275.

Si cette majorité se confirme, elle ferait de Balendra Shah le prochain Premier ministre du pays.

Samedi en début d'après-midi, le dépouillement toujours en cours des suffrages créditait le RSP de 37 sièges, contre cinq au Congrès népalais et deux au parti de M. Oli.

"Nous nous dirigeons vers un raz-de-marée électoral qui reflète la frustration accumulée dans le pays", a commenté pour l'AFP l'analyste politique Chandra Dev Bhatta. "C'est en quelque sorte la révolte du peuple contre les partis politiques établis", a-t-il ajouté.

- Insurrection menée par la "Gen Z" -

Les 8 et 9 septembre, le Népal a été secoué par une violente insurrection conduite par la "Gen Z".

Partie du refus du blocage des réseaux sociaux par le gouvernement de M. Oli, la colère des manifestants s'est élargie à la dénonciation de la corruption des élites et au refus du chômage, qui contraint de nombreux Népalais à s'expatrier pour trouver un emploi.

Ces deux jours d'émeutes se sont soldés, selon le bilan officiel, par 77 morts, des centaines de blessés et la destruction et le pillage de nombreux bâtiments officiels, dont le Parlement, et de commerces.

Après six mois d'un gouvernement de transition dirigé par l'ex-cheffe de la Cour suprême Sushila Karki, près de 19 millions de Népalais étaient appelés aux urnes pour ces élections législatives, présentées comme les plus ouvertes dpeuis vingt ans dans le pays himalayen.

Selon la commission électorale, le taux de participation au scrutin a atteint 59%.

K.Bergqvist--StDgbl