Maserati: BYD ne discute pas d'un partenariat avec Stellantis, assure la dirigeante du groupe chinois
Le constructeur automobile chinois BYD n'est pas en discussions avec Stellantis concernant un éventuel partenariat sur la marque de luxe Maserati, en grande difficulté, a indiqué lundi la patronne du groupe chinois dans une interview aux Echos.
Maserati est "une très belle marque. Mais est-ce que cela ne nous éloignerait pas trop de notre propre voie ?" s'est interrogée Stella Li, la dirigeante de BYD.
Avant d'ajouter: "Nous avons de très bonnes relations avec les hauts dirigeants de Stellantis, mais nous ne sommes pas en train de discuter de ce sujet-là".
Devant le Parlement italien, Antonio Filosa, le directeur général de Stellantis, avait indiqué le 17 juin que des discussions autour de "partenariats" étaient en cours autour de Maserati.
En grave difficulté, la prestigieuse marque de luxe n'est toutefois "pas en vente", avait-il affirmé, avant d'annoncer qu'une stratégie de relance serait présentée "à la fin de l’année" 2026 à Modène (nord de l'Italie).
Interrogée sur ses ambitions en Europe, Mme Li a réaffirmé avoir pour "objectif de positionner BYD davantage comme un constructeur local. (...) Peut-être que dans dix ans, les gens auront l'impression que BYD est une marque européenne. C'est cette perception que nous visons".
La dirigeante reconnait néanmoins que ce processus a "pris du retard" et qu'elle doit "monter en puissance" sur le marché européen.
"En Chine ou au Brésil, cela nous prend deux ou trois mois. Mais ici, cela prend trop de temps. Cela ne me plaît pas, et je dois régler ce problème", a-t-elle déclaré, faisant état des incertitudes entourant les droits de douane.
Concernant la construction d'une usine de batteries en Europe, Mme Li a indiqué avoir "effectivement un plan", mais (devoir) encore régler quelques détails pour savoir comment nous allons nous y prendre".
"Comme il s'agit d'un investissement colossal, nous devons nous assurer que l'environnement est favorable aux affaires. Si le pays est ouvert, favorable aux investissements chinois, sans conflits, sans que la Chine soit prise pour cible, alors nous investirons sans hésiter", a affirmé la dirigeante.
Enfin sur la question de faire entrer BYD en Formule 1, Mme Li dit "étudie(r) la question, mais aucune décision n'a été prise".
A.Andersson--StDgbl