Stockholms Dagblad - Trump fustige une "conspiration malsaine" contre l'IA

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Trump fustige une "conspiration malsaine" contre l'IA
Trump fustige une "conspiration malsaine" contre l'IA / Photo: Brendan Smialowski - AFP

Trump fustige une "conspiration malsaine" contre l'IA

Donald Trump a fustigé lundi une "conspiration malsaine" contre l'intelligence artificielle, rejetant les appels à plus de régulations pour cette technologie, alors que les inquiétudes vont croissant autour des conséquences de l'essor rapide de l'IA sur l'avenir de l'humanité.

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"Le seul contrôle ou +garde-fou+ dont a besoin l'IA est un PRESIDENT FORT ET INTELLIGENT (Q.I. élevé!) et les Etats-Unis en ont en pagaille", a soutenu le président américain sur sa plateforme Truth Social.

"Une CONSPIRATION MALSAINE est à l'oeuvre contre l'IA et les centres de données, et la seule qui s'en réjouit, c'est la Chine", a-t-il écrit par ailleurs.

Il s'en est également pris au patron d'Anthropic, Dario Amodei, qui a plaidé samedi pour une décélération afin de permettre de mieux appréhender les risques découlant des nouvelles capacités de l'intelligence artificielle.

"L'administration Trump a empêché les +gens+ de l'IA de faire des +choses+ mauvaises, ou potentiellement mauvaises, comme Dario (Anthropic!), qui fait maintenant semblant d'être un +parfait petit ange+", a soutenu Donald Trump.

Dans un message sur son site personnel, M. Amodei a évoqué une IA "capable de prendre le contrôle de l'intégralité d'Internet" d'ici 6 à 12 mois.

Il a été soutenu publiquement par son homologue d'OpenAI, Sam Altman, ainsi que par Elon Musk.

Sa proposition est intervenue après plusieurs incidents qui ont fait craindre que les concepteurs d'agents d'IA ne perdent le contrôle de leur produit.

"Nous croyons vraiment, sincèrement, que l'IA pourrait tuer tous les humains", a affirmé la semaine dernière un des responsables de la sécurité chez Anthropic.

- "Risques sans précédent" -

Les valeurs des grandes entreprises technologiques mondiales ont reculé lundi face aux appels à mettre un coup de frein à l'IA.

Ces mises en garde se sont multipliées ces derniers jours à travers le monde, au-delà du seul secteur technologique.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk a ainsi exhorté lundi à une "action urgente" pour encadrer l'IA, face aux "risques sans précédent" posés par les systèmes les plus avancés.

Au Royaume-Uni, le roi Charles III a pour sa part convoqué un sommet qui doit réunir prochainement en Ecosse des représentants des grandes entreprises d'intelligence artificielle, dont Google DeepMind ou OpenAI.

L'administration Trump manifeste de son côté son hostilité à la régulation du secteur depuis des mois, une position fustigée par l'opposition démocrate à l'approche des élections législatives de mi-mandat, qui se dérouleront début novembre.

Alors qu'un mouvement d'opposition grandit dans le pays, notamment face à l'explosion des centres de données, le président américain défend que des mesures trop strictes aux Etats-Unis donneraient l'avantage à Pékin.

"CELUI QUI GAGNE LA COURSE À L'IA GAGNE! Nous devançons la Chine et tous les autres, et nous continuerons à le faire", a-t-il affirmé dans sa publication, mettant en garde les "théoriciens du complot", les "traîtres" et les personnes à l'origine de fuites dans la presse.

Le chef du renseignement chinois Chen Yixin a averti dimanche que l'IA représentait une menace pour la sécurité nationale de son pays, estimant que des puissances étrangères pourraient utiliser cette technologie pour le déstabiliser.

Il a souligné dans un article que l'IA constituait désormais "le principal champ de bataille de la concurrence technologique mondiale et une nouvelle piste pour la rivalité stratégique entre grandes puissances".

Ces propos interviennent à quelques jours d'une rencontre prévue entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump à Washington. La gouvernance de l'IA devrait être à l'ordre du jour.

G.Lindholm--StDgbl