Stockholms Dagblad - Chine : le Parti communiste planche sur sa gouvernance

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Chine : le Parti communiste planche sur sa gouvernance
Chine : le Parti communiste planche sur sa gouvernance / Photo: Pedro PARDO - AFP

Chine : le Parti communiste planche sur sa gouvernance

Le président Xi Jinping et les hauts responsables chinois ont entamé lundi à Pékin une importante réunion consacrée à la gouvernance du Parti communiste (PCC) au pouvoir, à un an de son congrès, a indiqué l'agence Chine Nouvelle.

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Cette session plénière (plénum) du Comité central du PCC, qui compte environ 300 membres, a pour objectif de renforcer la discipline dans les rangs, réduire la corruption et rendre les cadres plus efficaces et plus loyaux, selon les médias d’État.

Xi Jinping, au pouvoir depuis 2012, a présenté un rapport d'activité ainsi qu'un projet de décision du Comité central en vue de renforcer une gouvernance "rigoureuse" du Parti dont il est le secrétaire général, indique Chine Nouvelle.

La présentation de cette décision fait suite à des réunions du Bureau politique du Comité central qui a appelé à des "normes plus exigeantes" et des "mesures plus concrètes" en matière de gouvernance du Parti face à des "changements profonds" et à de "nouveaux défis" dans le monde et en Chine, a rapporté Chine Nouvelle.

Très peu d'informations filtreront de la réunion qui se tient dans un strict huis clos, avant sa conclusion jeudi. Le plénum se tient traditionnellement au Jingxi Hotel, dans l'ouest de la capitale.

Les observateurs scruteront attentivement les résultats des travaux ainsi que toute indication éventuelle de changements de postes et d'émergence de nouvelles figures.

- Supervision -

Ce plénum précède un remaniement prévu de la direction du parti lors du 21e congrès du PCC à l'automne 2027. Xi Jinping, 73 ans, paraît assuré d'y obtenir un quatrième mandat historique.

Les précédents plénums ont constitué des moments clés pour consolider son autorité.

Depuis son accession à la tête du Parti en 2012, il mène sans relâche une campagne contre la corruption qui s'est traduite par des milliers d'évictions, dont celles de dizaines de membres du Comité central. Mais il reste frustré par le fait que les cadres n'appliquent pas ses directives.

Les médias d'État ont publié, avant le plénum, un article s'inspirant d'un discours prononcé par Xi Jinping en janvier, dans lequel il fustigeait les fonctionnaires "hypocrites" qui semblent se conformer aux directives, mais "résistent intérieurement", prônent "l'individualisme" et font preuve d'"opportunisme politique".

Selon des analystes, M. Xi cherche à maximiser l'efficacité et la loyauté des cadres par davantage de supervision et de règles.

Du fait des purges à travers tout l'appareil d'État, la participation au plénum de cette année devrait être la plus faible depuis la mort de l'ancien dirigeant Mao Zedong en 1976. Huit sièges du Comité central sont vacants, tandis que 15 autres membres font l'objet d'enquêtes et risquent d'être remplacés.

- Incertitude -

La campagne anticorruption a aussi ciblé l'armée, entraînant la chute de cinq des sept membres de la Commission militaire centrale (CMC), la plus haute instance du parti chargée des forces armées.

Sur les 44 militaires nommés au Comité central en 2022, seuls deux n'ont pas été écartés ou n'ont pas disparu, selon l'Asia Society Policy Institute.

La session plénière pourrait voir de nouveaux membres nommés à la CMC, ou le parti pourrait attendre le congrès de l'an prochain pour la renouveler.

Cette réunion intervient à un moment d'incertitude pour la deuxième économie mondiale, en passe d'enregistrer un nouvel excédent commercial record en 2026, mais toujours entravée par ses déséquilibres structurels, une demande intérieure atone et une crise prolongée de l'immobilier, autrefois facteur de croissance.

La Chine est par ailleurs engagée dans une âpre compétition stratégique, commerciale et technologique avec les États-Unis.

G.Danielsson--StDgbl