Ligue 1: Tenu en échec par Nice, l'OM décroche
L'Europe s'éloigne pour l'OM, au moins la plus belle, celle de la Ligue des champions: tenus en échec (1-1) par Nice dimanche après avoir pourtant mené au score, les Marseillais restent 6e du classement mais sont désormais à quatre points du podium.
Habib Beye et ses joueurs le savaient dès le coup d'envoi, ce dimanche c'était victoire ou rien, car à l'exception de Monaco (7e), tous les candidats à l'Europe se sont imposés lors de la 31e journée.
Mais Marseille a encore gâché. Un peu par manque de qualité, car l'OM n'a pas su assommer des Niçois (15e) qui finiront au pire le championnat barragistes. Un peu par malchance aussi, car c'est sur un penalty tombé dans les toutes dernières minutes que les Azuréens sont revenus.
Il a été concédé par le malheureux Tadjidine Mmadi, qui a marché sur le pied de Jonathan Clauss, juste sur la ligne de la surface de réparation, alors que tout danger était écarté.
Le penalty a été transformé d'une panenka audacieuse par Elye Wahi (88e): Clauss au début et Wahi à la fin, l'OM a bu le calice jusqu'à la lie avec ce coup du sort orchestré par deux anciens de la maison.
Wahi n'était passé qu'en coup de vent en début de saison dernière avant d'être envoyé à Francfort sur un constat d'échec et, un an plus tôt, Clauss avait été ciblé par le directeur du football Medhi Benatia pour un investissement jugé insuffisant.
- Ambiance crispée -
Conclue par les sifflets du Vélodrome, cette nouvelle soirée ratée place l'OM en situation extrêmement précaire. A trois journées du terme, Lyon (3e) et Lille (4e) sont désormais à quatre longueurs et probablement inaccessibles. Et la cinquième place, celle qui conduit en Ligue Europa, est occupée par Rennes, qui compte trois points de plus.
Après la désolante défaite de samedi dernier à Lorient et la colère froide de Benatia, la semaine marseillaise avait déjà été agitée, commentée par tous et marquée par une mise au vert d'abord sévère, puis finalement allégée.
En comparaison, l'avant-match de dimanche a été crispé, comme prévu, mais moins tendu que ce qu'on pouvait redouter.
Bien sûr, les banderoles étaient de sortie et des joueurs au propriétaire en passant par la direction, tout le monde en a pris pour son grade. Benjamin Pavard a été sifflé, les autres aussi et Beye plus encore.
Sans Igor Paixao et Amine Gouiri, blessés, mais aussi sans Mason Greenwood, pas apte à débuter, l'ancien coach de Rennes avait bâti un 11 de combat, avec cinq défenseurs, quatre milieux de terrain travailleurs et le seul Pierre-Emerick Aubameyang en attaque.
Pourtant, l'OM n'est pas si mal entré dans son match. Jusqu'à la pause, les Olympiens ont certes créé un danger très relatif mais ont au moins affiché un engagement et une attitude plus présentables qu'à Lorient.
- Nice proche du maintien -
Arthur Vermeeren (5e) et Leonardo Balerdi (27e et 37e) ont été dangereux de la tête et Pierre-Emile Hojbjerg s'est signalé avec une bonne incursion dans la surface de Yehvann Diouf (36e). En face, Nice est resté recroquevillé, rassuré sans doute par le manque de présence et de qualité offensive du côté de l'OM.
Après la pause, l'OM a poussé un peu plus, surtout après les entrées de Greenwood et Mmadi. Les Provençaux en ont été récompensés par l’ouverture du score, signée d'une tête plongeante par Hojbjerg (1-0, 66e) sur un bon centre de Tochukwu Nnadi, mystérieuse recrue hivernale, titularisé pour la première fois.
Derrière, l'OM s'est fait quelques frayeurs, notamment sur une folie de Geronimo Rulli (70e), mais semblait pouvoir contrôler la partie. La maladresse de Mmadi a contredit cette impression et a plongé Marseille encore un peu plus profondément dans la crise.
La suite, compliquée, s'écrira en déplacement à Nantes et au Havre, avant un dernier match à domicile contre Rennes. Pour Nice, le maintien est tout proche et il y a encore une finale de Coupe de France pour rêver d'Europe.
H.Gustafsson--StDgbl