Stockholms Dagblad - MMA: "Ce n'est pas mon âge qui combat", assure Ngannou, 39 ans (à l'AFP)

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MMA: "Ce n'est pas mon âge qui combat", assure Ngannou, 39 ans (à l'AFP)
MMA: "Ce n'est pas mon âge qui combat", assure Ngannou, 39 ans (à l'AFP) / Photo: Patrick T. Fallon - AFP/Archives

MMA: "Ce n'est pas mon âge qui combat", assure Ngannou, 39 ans (à l'AFP)

"C'est la volonté le pilier du combattant", et non son âge, assure à l'AFP le Camerounais Francis Ngannou, qui fera son retour dans l'arène le 16 mai pour un combat de MMA face au Brésilien Philipe Lins à Los Angeles.

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L'ancien champion poids lourds de l'UFC, qui fêtera ses 40 ans en septembre, a passé deux ans sous contrat avec la ligue concurrente PFL, pour un seul combat de MMA, son dernier en octobre 2024 après deux incursions en boxe anglaise. Ngannou revient dans la cage sous le patronage de la société MVP du youtubeur devenu boxeur Jake Paul, appuyée par le géant du streaming Netflix à la diffusion.

QUESTION: Comment allez-vous, après un an et demi sans combat?

REPONSE: "Ca va très bien, très bien. Tout ce contexte qui englobe un combat m'avait manqué, même la préparation m'avait manqué, même si c'est difficile".

Q: Vous ne combattez pas pour une ceinture, que recherchez-vous désormais?

R: "Ma carrière n'est pas basée sur la ceinture. Et de toute façon, des ceintures j'en ai quelques-unes à la maison. C'est le combat en lui-même qui m'intéresse".

Q: Est-ce intéressant de ne plus faire partie d'une ligue?

R: "Sachant que c'est un choix, oui. Pourquoi être dans une ligue de combat? Pourquoi cette convention sociale? Cette contrainte? J'ai la liberté d'être où je veux et de faire ce que je veux, d'explorer d'autres opportunités, comme bon me semble. Donc oui, c'est quelque chose que j'ai choisi, qui m'arrange. Éventuellement, si un contrat avec une organisation m'intéresse, et qu'on tombe d'accord, je serai ouvert à cette proposition. Mais ce n'est pas une nécessité".

Q: Vous aviez évoqué un intérêt pour la journée de combats UFC organisée à la Maison Blanche le 14 juin...

R: "Ca ne m'intéresse pas. Pour remettre les choses dans le contexte, j'ai toujours été intéressé par un combat avec Jon Jones (champion américain invaincu de l'UFC, ndlr). Si La Maison Blanche a fait irruption quelque part, c'était dans la conversation du combat contre Jon Jones. Je le combattrais n'importe où. Et si j'avais un choix à faire, ce serait en Afrique".

Q: Vous allez fêter vos 40 ans cette année. Est-ce qu'il y a une date limite pour un combattant ?

R: "Quels sont les critères d'une date limite? Tu fais allusion à mon âge mais pas à ma volonté, le pilier du combattant, l'essence même du combat. Ce n'est pas mon âge qui combat. Je n'ai pas gagné de combat parce que j'étais jeune. A titre de rappel, j'ai découvert l'existence du MMA à 27 ans, ce qui pour certains est vieux. Et cela ne m'a pas empêché d'être champion et de faire une belle carrière. Ce qui est important, c'est la santé, la volonté, la détermination".

Q: Comment ça se matérialise?

R: "Ca ne se voit pas, ça se sent, par la volonté d'aller en salle tous les jours, entraînement après entraînement, jusqu'à l'épuisement. Quand ça devient dur, on se demande si on veut continuer. Le jour où la réponse ne sera pas +oui+, je raccroche. Un vendredi, après huit séances dans la semaine, tu peux t'imaginer sur une plage aux Maldives en train de siffler des cocktails, manger des fruits de mer. Est-ce que tu veux être là-bas, ou plutôt dans cette salle? Si tu es là c'est que tu as l'envie. Et je me dis que ma fenêtre (pour combattre) reste ouverte, mais pour pas très longtemps. Donc autant en profiter pour ne pas regretter demain".

B.Berglund--StDgbl