Mondial-2026: la France première, le Sénégal espère
La France a terminé la phase de poule du Mondial sur un sans-faute avec une troisième victoire en trois matches 4 à 1 contre la Norvège grâce à un triplé d'Ousmane Dembelé, vendredi près de Boston.
Premiers, les Bleus doivent encore attendre pour savoir qui sera leur adversaire en 16e, l'un des meilleurs troisièmes de groupe. Les Sénégalais espèrent faire partie des huit élus après leur première victoire face à l'Irak où ils ont soigné leur différence de buts (5-0).
. Dembélé enflamme les Bleus
Sans leur sélectionneur Didier Deschamps, reparti mardi en France pour assister aux obsèques de sa mère et de retour à l'entraînement samedi, mais avec leur Ballon d'Or Dembélé définitivement lancé dans sa compétition, les Français n'ont pas traîné pour bousculer la Norvège totalement recomposée, sans Erling Haaland, ni Martin Oedegaard.
Dembelé a réussi son triplé en à peine plus de 30 minutes, entre la 7e et la 38e minute. Désiré Doué a inscrit le quatrième but, le premier de sa carrière de la tête, dans le temps additionnel (90+4). Le N.7 des Bleus n'est que le troisième Tricolore de l'histoire à inscrire trois buts dans une rencontre de Coupe du monde après Just Fontaine en 1958 (deux fois) et Kylian Mbappé en finale en 2022 face à l'Argentine.
Avantage de cette première place pour les Bleus, ils joueront leur 16e de finale à East Rutherford, en banlieue de New York en s'évitant de trop longs déplacements à travers les Etats-Unis.
Même absent vendredi, Deschamps est lui devenu le sélectionneur qui a remporté le plus de victoires en Coupe du monde (17), devant l'Allemand Helmut Schön (16 de 1964 à 1978).
. Le Sénégal peut toujours y croire
Après deux défaites contre la France et la Norvège, le Sénégal a dominé l'Irak 5-0 à Toronto et termine 3e derrière la Norvège et la France, mais devra patienter pour savoir s'il est qualifié pour les 16es.
Les Lions de la Teranga, champions d'Afrique sur le terrain mais dépossédés de leur couronne continentale sur tapis vert au profit du Maroc, comptent 3 points et ne sont pas assurés de finir parmi les huit meilleurs 3es, malgré un ballottage plutôt favorable. Ils sont actuellement en cinquième position au classement des 3es de groupe grâce à cette large victoire qui soigne leur goal-average.
L'Irak, pour sa deuxième participation à une Coupe du monde après 1986, est lui éliminé avec zéro point.
. L'Uruguay face au péril espagnol
Très décevante jusqu'ici, l'Uruguay pourrait être la première grosse équipe à prendre la porte, en cas de nouvelle contre-performance, face à l'Espagne. Sous la menace directe du Cap-Vert, qui compte deux points, tout comme elle, avant d'affronter l'Arabie saoudite dans l'autre match du groupe, tout autre résultat qu'une victoire compliquerait grandement la tâche de l'équipe de Marcelo Bielsa pour la qualification dans un groupe qui semblait a priori très abordable.
Neutralisés par le Cap Vert pour leur premier match (0-0), les champions d'Europe en titre espagnols ont eux corrigé le tir face à l'Arabie saoudite (4-0) avec la première titularisation de Lamine Yamal.
"Nous savons bien qu'ils vont y aller à fond", a prévenu le défenseur de la Roja Aymeric Laporte, qui a cependant aussi estimé que les Espagnols devaient "se concentrer sur (eux)-mêmes et pas tant sur" leur adversaire.
. Les Belges pour survivre, Iran-Egypte et "les fiertés"
La Belgique jouera aussi sa qualification lors du dernier match dans un groupe G qui semblait pourtant largement à sa portée.
La victoire sera impérative pour les hommes de Rudi Garcia, incapables de battre l'Egypte (1-1) ou l'Iran (0-0), dans le sillage d'un duo Romelu Lukaku et Kevin de Bruyne très emprunté.
Face à la Nouvelle-Zélande, équipe la plus mal classée selon la Fifa au début de la compétition, les Diables Rouges n'ont "pas d'autre alternative que de gagner", a lancé le sélectionneur Rudi Garcia, "et parfois ce n'est pas plus mal".
Dans la course à la qualification, les Belges surveilleront également le match Iran-Egypte à Seattle, où les organisateurs locaux célèbrent le "match des fiertés" malgré les récriminations des deux camps.
Alors que leurs deux fédérations s'étaient élevées publiquement contre toute association aux célébrations LGBT+, les deux sélectionneurs ont botté en touche jeudi en conférence de presse, assurant vouloir se "concentrer sur le football".
La Fifa de son côté a précisé: "des messages en faveur des droits humains, comme les drapeaux arc-en-ciel parmi d'autres représentant une identité de genre, sont autorisés par le code de conduite de la Fifa à l'intérieur des stades".
R.Nordstrom--StDgbl