Espagne: critiqué, Mbappé affirme soutenir les habitants de Ceuta "à 100%"
Critiqué pour avoir refusé de porter entièrement un tee-shirt de soutien à la population de Ceuta, l'attaquant du Real Madrid Kylian Mbappé a clarifié sa position en assurant qu'il soutenait "à 100%" les habitants de l'enclave espagnole, au coeur d'une crise migratoire avec le Maroc.
"C’est les clubs qui ont décidé d’intégrer ce maillot, de le faire porter. En tant que joueurs, nous devions le porter. Je suis pleinement solidaire de Ceuta et de toutes les victimes (...) Mais je tenais également à faire un geste et à adresser une pensée à tous les migrants qui ont perdu la vie et qui vivent eux aussi dans des conditions difficiles", a déclaré Mbappé au quotidien madrilène AS.
Des dizaines de milliers de migrants venus du Maroc avaient tenté fin juillet d'entrer en force à Ceuta, une des deux enclaves espagnoles en Afrique du Nord, avec Melilla, dans l'espoir d'y être accueilli. Des dizaines d'entre eux sont morts, selon les bilans des autorités.
La plupart ont été rapidement renvoyés vers le Maroc, mais plusieurs milliers de personnes sont encore dans la ville autonome, où la situation s'est dégradée et est source de tensions avec les habitants.
Avant la rencontre de Liga à Elche (3-2), l'attaquant français et ses deux coéquipiers Vinicius Junior et Ibrahim Konaté avaient refusé d'enfiler entièrement un tee-shirt en soutien à la population de Ceuta, générant une polémique dépassant le cadre sportif.
Les trois joueurs du Real Madrid sont accusés par certains supporters et journalistes d'avoir souhaité cacher le message "Nous sommes tous des maquereaux" (le surnom des habitants de Ceuta, NDLR) imprimé sur ces tee-shirts, en les mettant seulement à moitié.
Le président de la Ligue de football espagnole Javier Tebas avait regretté cette décision plus tôt dans la journée:
"Ce que je pense du geste des joueurs du Real Madrid? C'est mal. Refuser de mettre le tee-shirt en entier c'est comme de ne pas le mettre. Ce sont des actions institutionnelles, pas des actions individuelles où l'on peut donner son opinion personnelle", a-t-il réagi.
La crise de Ceuta est depuis six semaines au cœur du débat politique en Espagne, et nourrit de vifs échanges quotidiens entre le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez et les oppositions de droite et d'extrême droite.
I.Martensson--StDgbl