Stockholms Dagblad - Equipe de France : Jacquet le bienheureux

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Equipe de France : Jacquet le bienheureux
Equipe de France : Jacquet le bienheureux / Photo: NICOLAS TUCAT - AFP

Equipe de France : Jacquet le bienheureux

Jérémy Jacquet, l'un des néophytes appelés par Zinédine Zidane pour les quatre matches de Ligue des nations, profite de toutes les opportunités pour montrer son talent immense et bousculer une hiérarchie pourtant bien établie en défense centrale de l'équipe de France.

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Face à l'Italie vendredi, le jeune défenseur, 21 ans, pour la première de son nouveau sélectionneur à domicile, a confirmé lors de sa deuxième titularisation consécutive, la bonne prestation qu'il avait livrée quelques jours plus tôt en Belgique.

A Bruxelles, Jacquet avait étouffé Charles de Ketelaere, l'attaquant des Diables Rouges dont il avait la charge. A Saint-Denis, c'est Nicolo Fagioli, le milieu de la Fiorentina, dont il assurait le marquage, qui a fait les frais de sa puissance (1,88 m pour près de 80 kilos).

Comme en Belgique, Jacquet n'a pas fait que bien défendre au Stade de France, même si les Bleus ont encaissé le premier but de l'ère Zidane. Il a pressé, très haut, souvent au niveau du rond central, et relancé parfaitement tous les ballons qu'il a touchés, ne manquant face à la Nazionale aucune de ses passes tentées.

- "Bon, très bon" -

"Comment je l’ai trouvé, a réfléchi Zidane après le match nul face à l'Italie. Très bon, très, très bon. Vaillant, pas peur de sortir très loin. Très bon dans les duels. Bref, il a été encore une fois… très bon (...). Je l’ai dit quatre fois", s’est-il aperçu sans autre chose à dire.

Ses mots, Zidane les réserve à son joueur à qui il donne des consignes audacieuses, comme celle de presser le plus haut possible.

"Il me demande d'aller chasser très haut et de ne pas regarder derrière moi, a détaillé le défenseur. J'applique les consignes", comme un vieux briscard. "Je n'ai pas de pression parce que je joue au football, tout simplement. Après, j'ai été très bien accueilli. Je pense que ça joue aussi", a-t-il tenté d'expliquer son aisance, malgré son inexpérience.

- Vite, très vite -

Jacquet va vite. Très vite. Formé à Rennes, comme six autres de ses coéquipiers en Bleu, il s'est fait les dents à Clermont en deuxième division, s'est imposé à son retour dans la défense rennaise, avant d'être transféré à l'intersaison à Liverpool pour près de 70 millions d'euros - la plus grosse vente jamais réalisée par le club breton. Le tout en trois ans.

Le jeune défenseur saisit toutes les opportunités qui lui sont offertes. Sa présence le 18 septembre dernier, dans le premier groupe de Zizou, tient beaucoup à la blessure de William Saliba, l'un des deux tauliers de la défense centrale française avec Dayot Upamecano.

Ses deux titularisations consécutives, face à la Belgique et l'Italie, s'expliquent par la blessure en début de stage du néo-Madrilène Ibrahima Konaté, qu'il a remplacé avec succès chez les Reds en s'imposant immédiatement comme titulaire, aux côtés de l'expérimenté Virgil van Dijk.

La France rejoue dès lundi à Saint-Denis pour le match retour face à la Belgique. Il eut été logique que Jacquet, après avoir joué deux fois 90 minutes, y retrouve un rôle de remplaçants, laissant ses ainés, Maxence Lacroix et Dayot Upamencano, titulaires face à la Turquie, reformer la charnière centrale bleue.

Mais le défenseur de Bayern Munich, cadre de l'équipe de France s'est fait expulser contre l'Italie et a été remis à disposition de son club samedi matin. Une nouvelle aubaine pour Jacquet ?

M.Bengtsson--StDgbl