Tennis: un an après y avoir "touché les étoiles", Vacherot revient à Shanghai
Un an après son sacre improbable contre son cousin Arthur Rinderknech au Masters 1000 de Shanghai, Valentin Vacherot entame la défense de son titre avec le meilleur classement de sa carrière. Dans un entretien téléphonique à l'AFP, le Monégasque affirme n'avoir "plus rien à prouver".
En 2025, le droitier de la Principauté était classé hors du top 200 et avait intégré les qualifications du tournoi de Shanghai en dernière minute, après une série de forfaits.
Douze mois plus tard, il est 14e au classement ATP et a confirmé que son conte de fées chinois n'était pas un exploit sans lendemain, en décrochant ses premières victoires en Grand Chelem et en atteignant en avril les demi-finales de "son" Masters 1000 de Monte-Carlo.
Depuis son sacre à Shanghai, le vainqueur de Masters 1000 le moins bien classé depuis la création de cette catégorie de tournois en 1990 est "entré dans la cour des grands", savoure-t-il.
"Je m'entraîne avec les meilleurs joueurs sur tous les tournois, je joue des matches devant des stades pleins", illustre le Monégasque de 27 ans. Et "l'œil des autres joueurs a complètement changé sur moi: avant, personne ne me connaissait, maintenant plein de joueurs veulent me battre", souligne-t-il.
- "Retrouver la lumière" -
A Shanghai (7-18 octobre), "je suis impatient d'avoir toutes les images de l'année dernière qui reviennent, de retrouver la lumière de l'année dernière", se délecte par avance la tête de série N.17 du tournoi, exemptée de premier tour.
Le Monégasque entrera normalement en lice samedi. Son adversaire sera l'Argentin Sebastian Baez (53e) ou l'Américain Marcos Giron (88e).
Déçu de ne pas avoir réussi à s'adjuger un deuxième titre ATP depuis son sacre en Chine, Valentin Vacherot est bien conscient que réaliser le doublé à Shanghai sera une tâche délicate.
Le N.2 mondial Alexander Zverev, promis au trône mondial dans les prochaines semaines, et les ex-patrons du circuit Carlos Alcaraz (3e) et Novak Djokovic (8e) ont en effet tous répondu présent.
"J'ai eu ce haut niveau à Shanghai qui m'a fait toucher les étoiles là-bas" en 2025, a rembobiné le tenant du titre.
"Un peu par chance, je n'ai pas eu à jouer Alcaraz ou (Jannik) Sinner. On ne sait pas ce qui se serait passé si je les avais joués", a reconnu Vacherot, qui avait tout de même éliminé en chemin Holger Rune et Novak Djokovic.
Quel que soit son résultat dans la métropole chinoise, le Monégasque apprécie déjà le chemin parcouru depuis un an.
- Objectif gazon en 2027 -
"Faire un long +run+ (parcours, NDLR) à la maison, c'est tout ce dont j'avais toujours rêvé", raconte Vacherot, éliminé en demi-finales à Monte-Carlo par le N.1 mondial Carlos Alcaraz.
"Battre deux top 10 (Lorenzo Musetti et Alex de Minaur, NDLR) sur la semaine et finir sur Alcaraz, c'était quelque chose d'inoubliable", s'émerveille-t-il.
Pour autant, après avoir triomphé à Shanghai, atteint les quarts de finale du Masters 1000 de Paris et le troisième tour de l'Open d'Australie, "je pense que je n'avais plus rien à prouver", souligne ce redoutable serveur.
En Coupe Davis, Vacherot a réussi en septembre à hisser Monaco parmi le groupe des meilleures nations mondiales, qui se disputeront le titre en 2027.
Pour la fin de la saison, il espère conserver sa place parmi les 30 premiers mondiaux pour sécuriser son statut de tête de série au prochain Open d'Australie.
Après Shanghai, le Monégasque a prévu de s'aligner à Lyon (19-25 octobre), Bâle (26 octobre-1er novembre) et au Masters 1000 de Paris (2-8 novembre).
Et en 2027, l'objectif sera de prendre une revanche sur le gazon, une surface qu'il n'a pu fouler cette saison en raison d'une blessure au pied gauche.
"Mon dernier match (sur gazon, NDLR), c'est une catastrophe. Je menais 6-4, 6-5 au premier tour des qualifications pour Wimbledon et je me suis fait le genou. Ça m'avait enlevé des terrains cinq semaines. C'est la dernière image que j'ai, je suis bien impatient de l'effacer", se projette Vacherot.
A.Fredriksson--StDgbl